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FLASH INFO COVID-19 : Les droits des femmes enceintes enfin reconnus !

Le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) a rendu le 27 avril 2020 un nouvel avis venant assouplir les règles indicatives données aux établissements de santé s'agissant du suivi des femmes enceintes en période de COVID-19. Dans ce nouvel avis, le CNGOF reconnaît "la particularité de l’événement de vie que représente une naissance, l’importance pour un couple de préparer ensemble les différents temps qui la précèdent et qui la suivent et le nécessaire accompagnement autour des enjeux psychiques de la périnatalité" et recommande de "faciliter la présence de l’accompagnant auprès des femmes enceintes dans les maternités françaises (...) aux consultations indispensables, lors des échographies, à l’accouchement ou lors du séjour en post-partum en fonction des conditions locales sous réserve de la possibilité de mises en œuvre des mesures barrières et d’un engagement de l’accompagnant au respect de celles-ci". Cet avis vient assouplir la recommandation précédente qui indiquait que "la présence d’un accompagnant devait être limitée à la seule période de l’accouchement et des deux heures du post-partum" (CNGOF, 27 mars 2020), conduisant l'essentiel des maternités françaises à fermer leurs portes aux accompagnants en début de travail et durant les suites de couches.
Pour rappel, le CNGOF est l'organisation professionnelle des gynécologues obstétriciens qui a pour objectif de conseiller les professionnels dans leur pratique et d'aider à la définition de politiques de santé publique en gynécologie obstétrique. Si les avis émis par cet organisme ne sont pas contraignants, ils sont toutefois très structurants pour les professionnels car un médecin ou un établissement qui s'écarterait des recommandations du collège serait rendu d'autant plus responsable en cas de problème sanitaire ou médical résultant de ses décisions. Par précaution, les professionnels, en particulier dans le secteur privé, ont donc tendance à respecter scrupuleusement ces recommandations. En conséquence, suite à l'avis du 27 mars qui limitait les accompagnants lors du suivi de la grossesse, du travail et en suites de couches, de nombreuses femmes se sont retrouvées seules à découvrir leur bébé à l'échographie, à supporter le travail, à gérer les suites de couches et certaines se sont même retrouvées seules à l'accouchement, au mépris des droits fondamentaux de ces femmes au premier rang desquels le droit à la bien-traitance, au mépris des droits du père à connaître son enfant, au mépris des droits de l'enfant à venir au monde entouré de sa famille. Cette recommandation était particulièrement inacceptable, notamment car elle apparaissait excessivement précautionneuse sur le plan médical : le risque infime et maitrisable d'infection grave au COVID conduisait à ignorer le risque fort et non maitrisable des impacts psychologiques graves à court et long terme sur la femme et l'enfant. En témoignent les recommandations inverses des collèges des gynécologues anglais, américain, espagnol et suisse qui recommandaient pour la santé mentale des femmes et le développement futur du nourrisson que la femme bénéficie du soutien d'un accompagnant tout au long de sa grossesse et a fortiori lors de l'accouchement et du séjour à la maternité, même en cas d'infection au COVID. En témoignent également les pratiques des meilleurs hôpitaux universitaires publics de France en tête desquels l'hôpital Necker à Paris qui avait choisi de ne pas respecter les recommandations du CNGOF, preuve que la mise en place de mesures adaptées permettait de maîtriser le risque d'infection au COVID - Necker est le CHU accueillant les cas d'enfants malades les plus graves de France, il n'avait pas vraiment intérêt à prendre de quelconques risques pour la santé de ces enfants.
A partir de quand la nouvelle recommandation du CNGOF va t-elle donc être appliquée ? Il est probable que les établissements de santé et médecins mettent en place progressivement ces mesures, au mieux dès que possible et dans le pire des cas à compter du 11 mai, date du début du déconfinement. Toutefois cela n'est pas une garantie car l'avis du CNGOF du 27 avril précise bien qu'il s'agit d'une recommandation à mettre en oeuvre "lorsque cela est possible", espérons toutefois que les professionnels feront preuve d'humanité et respecteront ces femmes qui donnent la vie.
Sources :

Avis du collège des gynécologues français du 27 mars 2020 : http://www.cngof.fr/pratiques-cliniques/referentiels-d-origines-diverses/apercu?path=COVID-19%252FMATERNITE%2B-%2BCOVID%252FCOVID-accompagnants-accouchement.pdf&i=35660

Avis du collège des gynécologues français du 27 avril 2020 : http://www.cngof.fr/coronavirus-go-cngof/apercu?path=COVID-accompagnants-accouchement-2.pdf&i=36371

Avis du collège des gynécologues américains : https://www.acog.org/topics/covid-19

Avis du collège des gynécologues anglais : https://www.rcog.org.uk/coronavirus-pregnancy

Avis du collège des gynécologues espagnols :https://comsalamanca.es/noticias/2325-documento-tecnico-manejo-de-la-mujer-embarazada-y-el-recien-nacido-con-covid-19-version-17-03-20

Avis de l'hôpital Necker, Paris : https://fr.calameo.com/read/0040218276425bb0c6f49

Avis de l'hôpital Port Royal, Paris : https://www.materniteportroyal.fr/

Avis de la maternité Jeanne de Flandres, CHU Lille : https://www.chu-lille.fr/actualite/informations-aux-futurs-parents?hilite=%27covid%27?hilite=%27covid%27

Avis du CHU de Rennes : http://maternite.chu-rennes.fr/


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